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Un fol amour pour les drones

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Drone, comment tuer sans risques ?
Le vendredi 28 juin 2013

 

 

Le drone qui émerveille les médias est aussi le moyen de tuer sans risque d’être tué. C’est l’Objet Violent Non Identifié, la nouvelle forme de violence à sens unique qui remet en cause la notion même de guerre. C’est la chasse à l’homme préventive. Un mode d’assassinat à distance qui relève du télétravail. Finie la bravoure, adieu le héros. Comment faire accepter cette arme de lâche ? Marchands d’armes et philosophes spécialisés travaillent à légitimer cette "arme humanitaire".

 

Avec son livre " La théorie des drones" (la Fabrique) le jeune philosophe Grégoire CHAMAYOU réfléchit sur ce nouveau moyen des dominants, "Surveiller, anéantir"

 

Entretien Daniel Mermet,

 

France Inter, 15 heures

 

Le terrorisme, spontané ou provoqué, justifie que les autorités chargées de la « Protection sociale » disposent d’un pouvoir absolu. Cette exception remarquable aux principes affichés de la société globalienne est théorisée ainsi dans le livre :

 

« Chacun est libre de ses actes. Or, la tendance naturelle des êtres humains est d’abuser de leur liberté, c’est-à-dire d’empiéter sur celle des autres. LA PLUS GRANDE MENACE SUR LA LIBERTÉ, C’EST LA LIBERTÉ ELLE-MEME. Comment défendre la liberté contre elle-même ? En garantissant à tous la sécurité. La sécurité c’est la liberté. La sécurité c’est la protection. La protection c’est la surveillance. LA SURVEILLANCE, C’EST LA LIBERTÉ. 

 

La privatisation de la guerre s’est aggravée avec Obama : Elections américaines | Robert Greenwald, réalisateur et producteur de films militants, dénonce “l'emprise croissante des entreprises privées sur les conflits”. Un business douteux que Barack Obama a laissé prospérer cf l'idéologie sécuritaire , les contrats liés aux drones américain qui survolent le Pakistan et font des dégâts  dans la population civile..

 




La chaîne américaine NBC News



a dévoilé il y a quelques jours un document d'un genre très particulier : il permet au gouvernement des Etats-Unis de tuer en toute légalité l'un de ses ressortissants lorsqu'il représente "une menace imminente d'attaque violente"



 de type terroriste.  Les seize pages de cette note, rédigées par le ministère de la Justice, développent les arguments juridiques censés donner une base légale à des exécutions ciblées par drone. A la demande de plusieurs élus, la Maison-Blanche va fournir au Congrès le mémo en question.



Le 6 février, le Washington Post a en outre révélé que
 les Etats-Unis possédaient une base secrète de drones en Arabie 
Saoudite. Le journal possédait l'information depuis plus d'un an mais s'était autocensuré à la demande de la Maison-Blanche, au nom de la sécurité nationale.Les drones sont largement utilisés par les Etats-Unis sous la présidence du Prix Nobel de la paix Obama, en particulier au Yémen, en Afghanistan et au Pakistan : en 2012 par exemple, les Predator et Reaper ont tiré 506 missiles en Afghanistan, contre 294 en 2011, soit une augmentation de 72%.
 
 

Sur le drone : "Que ferait Bush ?"

 

 

INSOLITE La chasse au drone est (presque) ouverte :

Tirer sur les drones ? L’idée fait son chemin aux Etats-Unis. Un bourg du Colorado pourrait bientôt autoriser la chasse aux engins du gouvernement américain aux détenteurs d’un permis à 25 dollars.

Ce singulier projet émane d’un habitant très remonté contre la "société de surveillance". Si la municipalité de Deer Trail adopte l’ordonnance soumise par Phillip Steel, les amateurs de tir pourront dézinguer au calibre 12 les appareils non habités volant à moins de 300 mètres d’altitude. Les chasseurs pouvant produire les débris de fuselage se verront gratifier d’une prime de 100 dollars. Ils devront "endommager soit l’avant, soit l’arrière du drone, mais pas les deux", précise le texte.

"C’est illégal ? Bien sûr, mais c’est aussi illégal d’espionner les citoyens américains", s’enflamme Phillip Steel sur CNN. Depuis que les médias se sont emparés de son singulier projet, la ville croule sous les demandes de permis. L’ennemi des drones vend d’ailleurs d’ores et déjà des documents autorisant la chasse aux appareils non habités "dans l’espace aérien souverain de Deer Trail", rapporte The Denver Channel dans cette vidéo. Ces permis ont beau comporter, en petits caractères, la mention "pourrait ne pas être reconnu par des municipalités, Etats et gouvernements tyranniques", ils arborent la signature du maire.

Gros coup de pub ou manifeste anti Big Brother, le projet irrite singulièrement l’Administration Fédérale de l’Aviation. Le tir au drone peut entraîner des collisions en vol, faire des blessés au sol et causer des dommages matériels, met en garde la FAA. Les habitants de Deer Trail l’avouent : ils n’ont pas encore vu un seul drone survoler leur village.
Il s’agit d’une "frappe préventive", plaide M. Steel dans le Washington Times.


A lire :

État de droit, démocratie et développement :

 Drone, comment tuer sans risques ? :

 

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13/09/2013
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